Pendant que les trois policiers frappaient à la porte du compartiment voisin, M. Kastner se remit à respirer normalement et passa la main sur son front trempé de sueur.
Que faire de ce corps ? Faut-il prévenir les 3 policiers avant qu'il ne soit trop tard ? La peur le paralysa mais au moment ou il allait prendre une décision, le train s'arrêta brusquement et des cris se faisaient retentir...
Il entendit les trois policiers sortir en courant du compartiment voisin en direction des cris. Kastner y vit une lueur d'espoir pour se sortir de cette situation inconfortable. Prenant son courage à deux mains,...
...il attrape le corps du défunt et le place sur son dos, ramasse le portefeuille, le glisse dans sa poche et prend son sac.
Sans réflechir, il court à toute allure vers la porte situé au bout du wagon, la coulisse et saute jusqu'à sentir, sous ses pieds, les rails du chemin de fer.
Un rapide coup d'oeil à droite et à gauche. Personne. Arrêté le long du quai voisin situé en face de lui, un train de marchandises composé de wagons couverts et de wagons-citernes.
Il choisit d'entrer dans un des wagons couverts et d'y déposer le cadavre de ce soit disant criminel. Voyant son train repartir, Kastner décide donc de voyager dans ce train de marchandises. Voulant en finir avec ce corps, il l'abandonne et se dirige vers un autre wagon où le pauvre homme décide de passer la nuit...
...sans pouvoir trouver le sommeil. A l'aube, avant que la gare ne reprennne son activité quotidienne, il revint sur son idée de voyager dans le train de marchandises et le quitta. Il sortit sans se faire voir de la gare. Il prit le chemin de son appartement pour faire un brin de toilette et changer de vêtement. Il se félicita de n'avoir pas prévu un voyage avec une valise car alors il n'aurait jamais pu déplacer le mort. En passant devant une vitrine, il constata avec effroi...
Il était écrit son nom et son prénom. Mais comment la police avait-elle eu cette information? Un doute terrible le prit. Il fouilla ses poches et se rendit compte que son porte-feuille avait disparu. C'est là qu'il se rappela le déchirement qu'il avait entendu en déposant le corps dans le wagon. Le porte-feuille était resté dans le wagon!! Donc la police connaissait aussi son adresse. Que faire?
Il fallait vite quitter le pays. Mais comment? Sinon, la seule chance de s'en sortir, c'etait d'élucider ce crime. Il se rendit donc vers le wagon ou il avait laissé le cadavre. Par chance, le wagon était toujours la.