On parle de préparationnaire ?
Moi, c'est bien simple, je la résumerais ainsi : ''A faire, oui ! A refaire, non !''
On nous demande beaucoup de sacrifices pour somme toute, pas grand chose, il faut bien l'avouer. A savoir que plus de la moitié du programme, du reste, extrêmement intéressant, ne nous servira plus à rien par la suite.
Du seul point de vue physique, c'est vraiment éprouvant, pour prendre mon exemple personnel, je suis en vacances depuis deux jours et ne suis toujours pas sorti, de peur que l'on me voit avec mon visage actuel, profondément marqué de cernes et amaigri. (Il faut savoir que dans ma prépa, on a fait une moyenne sur les 42 élèves : un prépa perd en moyenne 4,66 kilos durant son année du fait des privations et du travail monstre !)
Psychologiquement, c'est bien évidemment le point fort de la prépa : lever les communautés les unes contre les autres. Les dissensions entre les profs et les élèves rebelles sont multiples, mais plus encore, c'est entre les élèves que les traitrises et les coups bas que mentionnait CO63 sont les plus difficilement supportables. (Comme c'est agréable, lorsque l'on a fait sécher ses transparents d'épreuve de TIPE de s'apercevoir quelques temps après, si on ne les a pas mis sous clef, qu'un vilain ''esprit prépa'' les a passé sous l'eau pour délaver l'encre !

)
La classe est très segmentée, du fait de cette nécessité de n'avoir que quelques amis sur lesquels on puisse compter réellement.
Les profs, c'est comme partout, des très bons et aussi de très mauvaises surprises... Entre ceux qui arrivent en cours à 10h du matin avec une flûte de champagne à la main, ceux qui écrivent 4 tableaux en 1 minute 30, et ceux qui vous disent : ''Mon Dieu, que vais-je faire de vous ?'', il est vrai que l'on pourrait songer à un lieu hostile et austère, où le seul objectif est d'en sortir avec la tête qui se sera le mieux apparentée à une éponge.
Je vais écourter, j'en reparlerai peut-être lorsque les vacances se seront affirmées de plusieurs jours, comprenez-moi !