Poésie

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Cloclo45
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17 Mai 2014 20h25
J'ai envie de voir jusqu'à quel point vous aimez la poésie.

Je commence par ce petit poème écrit par un inconnu. Certains connaissent peut-être, d'autres pas, je demande à ces derniers de bien y réfléchir.


          Un sourire

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup
Il enrichit ceux qui le reçoivent
Sans appauvrir ceux qui le donnent
Il ne dure qu’un instant
Mais son souvenir est parfois éternel
Personne n’est assez riche pour s’en passer
Personne n’est assez pauvre pour ne pas le mériter
Il crée le bonheur au foyer
Il est le signe sensible de l’amitié
Un sourire donne du repos à l’être fatigué
Rend du courage aux plus découragés
Il ne peut ni s’acheter, ni se prêter, ni se voler
Car c’est une chose qui n’a de valeur
Qu’à partir du moment où il se donne
Et si quelquefois vous rencontrez une personne
Qui ne sait plus avoir le sourire
Soyez généreux, donnez lui le vôtre
Car nul n’a autant besoin d’un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres.




 
 
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Kallypso
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18 Mai 2014 2h13
Je connais ce texte dont tous les grincheux devraient s'inspirer. Si dire bonjour est la première des civilités, parer celui-ci d'un sourire me rend toutes les petites tracasseries du quotidien bien secondaires.
Lorsque je croise, par exemple, une caissière (ou un caissier) avec le sourire, l'amabilité, voire l'humour, je la remercie toujours pour ce petit coin d'arc en ciel qu'elle m'offre. Je cite ce métier car c'est le cas le plus typique d'une fonction peu valorisante, peu payée, pénible physiquement et moralement (les clients ne sont pas toujours patients et sympathiques, loin s'en faut) et l'on comprendrait que ces dames ne nous accueillent pas toujours avec le sourire.
Pour finir je citerai deux personnes qui ont côtoyé la misère de près, qui ont consacré leur vie à tenter de soulager le quotidien des plus humbles.

"Nous ne saurons jamais ce qu'un simple sourire peut être capable de faire". (Mère Térésa)

"Un sourire coûte moins cher que l'électricité mais donne autant de lumière'. (Abbé Pierre)

 
 
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Lotoise
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18 Mai 2014 9h35
Ecrire des mots qui SOURIENT sur le site est une bien jolie idée, Cloclo.

Ajout :
Tu demandes que l'on réfléchisse... Je propose ce qui me vient à l'esprit... Ma petite contribution (production) un tantinet mièvre !!!!

Et quand le sourire dépasse les frontières virtuelles, il brille tout autant de mille éclats. Il sait se faire tendresse et allège les peines. Il est plaisir et provoque le partage d'âmes : on s'abandonne alors à la magie qui nous le fait chercher dans le vent et les étoiles.

» modifié le 18 mai à 10h08 par Lotoise

 
 
NinaVacherat
   
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18 Mai 2014 9h51



5 Mai à 20h21

Une amitié ,


Tu es ma meilleure amie,
Tu es une partie de ma vie.
Pour toi je veux vivre,
C'est grâce à toi que je peux survivre.
À toi je peux tout raconter,
Tu connais mes moindres secrets.
Avec toi je peux m'amuser,
Avec toi rien n'est compliqué.
Avec toi je me sens aimée,
Aimer d'amour et d'amitié.
N'aie pas peur de pleurer,
Je serai toujours là pour te consoler.
N'aie pas peur de tout me raconter,
Je suis là pour t'écouter.
Tu es quelqu'un de très important,
Mais une simple amie pourtant.
Tu es ma meilleure amie,
Pour toi je donnerais ma vie



 
 
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Cloclo45
86 ans Fleury-les aubrais, 45400
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18 Mai 2014 10h44
Bonjour Nina,

Très joli ton poème, de qui est-il ?

Même si pour moi, l'amitié n'existe pas, qu'il n'existe que des moments d'amitié dont certains peuvent durer la vie entière, je suis d'accord avec ce qu'il y a d'écrit.

Bonjour Kallypso et Lotoise,

Quand je vais en course, au supermarché, je me fais rouspéter si je ne passe pas à la caisse de certaines hôtesses. Dernièrement, j'en ai fait pleurer une de rire. J'ai toujours un mot gentil (bonjour ma chérie, ma puce...), une blague à leur raconter.
Ce matin, une d'entre-elles était sur le marché avec sa fille, j'ai eu droit à la bise et à un grand sourire.
La petite complicité qui se lie au magasin se retrouve dans la vie courante. Ça j'apprécie beaucoup.

» modifié le 18 mai à 10h52 par Cloclo45

 
 
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Moquette
76 ans Un village tarnais
Ex un peu de tout.
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19 Mai 2014 18h47
Moi je passe de sacrés bons moments en faisant la queue aux caisses des super-marchés (ou quelque soit le commerce, petit ou grand), je suis à l'affut de tout et j'ai toujours une c....... à raconter, et ma foi, avec un sourire et un mot gentil, certaines caissières (et surtout clients) ont presque l'air humain

 
 
scoob.y
19 Mai 2014 19h28
Ce poeme est tres tres connus, mais il est tres fort...


Je trahirais demain


Je trahirai demain pas aujourd'hui
Aujourd'hui arrachez-moi les ongles,
Je ne trahirai pas.

Vous ne savez pas le bout de mon courage.
Moi je sais.
Vous êtes cinq mains dures avec des bagues.
Vous avez aux pieds des chaussures
Avec des clous.

Je trahirai demain, pas aujourd'hui,
Demain.
Il me faut la nuit pour me résoudre,
Il ne me faut pas moins d'une nuit

Pour renier, pour abjurer, pour trahir.
Pour renier mes amis,
Pour abjurer le pain et le vin,
Pour trahir Ia vie,
Pour mourir.

Je trahirai demain, pas aujourd'hui.
La lime est sous le carreau,
La lime n'est pas pour le barreau,
La lime n'est pas pour le bourreau,
La lime est pour mon poignet.

Aujourd'hui je n'ai rien à dire,

Je trahirai demain.

Novembre 1943, Marianne Cohn.

J'aime enorment strophes pour ce souvenir aussi:

Vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servi simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents

Tout avait la couleur uniforme du givre
À la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.

Louis Aragon, Le Roman Inachevé

 
 
Pikmin
23 ans
   
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19 Mai 2014 19h42
Un chat

Sur un moment matinal
J'ai croisé un animal
Me regardant de ses yeux bleu azur
C'était un chat rien d'extraordinaire
Mais je voyais dans son regard
Que rien n'était à son égard
Chassant la souris,il chassait son repas
Ce petit animal tout gris
Lui échappa de justesse
Le chat pleins de tristesse
S'en alla devant moi
Et c'est ce jour là que j'ai aimé les chats.

Créer par Pikmin ^^

 
 
B-Aurore
22 Mai 2014 12h03
Moi j'aime beaucoup de poèmes mais comme cette année, c'est le centenaire de la Première guerre mondiale, voici un poème en rapport avec cette guerre.

Après la bataille

Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d’un seul housard qu’il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir d’une bataille,
Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla dans l’ombre entendre un faible bruit.
C’était un Espagnol de l’armée en déroute
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Râlant, brisé, livide, et mort plus qu’à moitié.
Et qui disait: ” A boire! à boire par pitié ! "
Mon père, ému, tendit à son housard fidèle
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
Et dit: “Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé."
Tout à coup, au moment où le housard baissé
Se penchait vers lui, l’homme, une espèce de maure,
Saisit un pistolet qu’il étreignait encore,
Et vise au front mon père en criant: “Caramba!"
Le coup passa si près que le chapeau tomba
Et que le cheval fit un écart en arrière.
"Donne-lui tout de même à boire”, dit mon père.
Victor Hugo

 
 
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Kallypso
Loiret
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22 Mai 2014 23h10
J'aime beaucoup ce poème très connu de Rudyard Kipling. Il dit tellement de choses. Titre original : "If".

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

» modifié le 22 mai à 23h11 par Kallypso

 
 
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