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86 ans Fleury-les aubrais, 45400
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Oui, il faut les plaindre ces pôvres vieux.
Quand ils buvaient du lait, ce n'était pas l'eau blanche que l'on consomme aujourd'hui et ils n'étaient pas malades avec.
Quand ils tuaient un lapin ou un poulet de leur basse-cour, c'était pénible, la viande tenait fortement à l'os et elle était très ferme.
Quand mémé faisait une omelette avec les œufs de ses poules, elle était orange.
Quand elle allait au lavoir laver le linge qu'elle étendait sur le pré derrière, elle riait avec ses voisines de garde-genoux, parce qu'elle était à genoux la pauvre, mais quelle rigolade.
Quand mon grand-père et mon père allaient à l'usine 6 jours par semaine faire leur 48 heures, sans vacances pour mon grand-père et des congés payés à partir de 1936, ils ne faisaient pas 35 heures ou moins et ils rentraient à la maison en vélo.
Quand ils allaient retourner leurs chacun 10 ares de terrain pour faire pousser les légumes de l'année pour leur famille, ils étaient bien récompensés quand ils voyaient la mine réjouie des gamins.
Pour se distraire, il leur fallait parcourir quelques kilomètres à pied pour se rendre dans une ginguette où ils dansaient la valse, la rumba, le tango, des danses où ils étaient obligés de traîner leur cavalière dans leurs bras.
Vraiment, je préfère le temps d'aujourd'hui où on ne danse plus, on saute ou on fait de la gymnastique des bras, on ne sent plus la sueur de sa cavalière.
On boit de l'eau blanche, on mange des œufs blancs aussi, on a la chance de trouver du poulet insipide dont la viande est cuite en dix minutes.
Aujourd'hui aussi, on a la chance de se retrouver avec une maladie qui nous vient du bout du monde par avion, on voit de terribles guerriers qui viennent nous tuer les abeilles.
Je plains infiniment ces pauvres gens du passé dont j'ai fait partie avant d'être un homme d'aujourd'hui.
Pas d'internet, pas de téléphone, obligé d'aller voir le copain pour bavarder, lui serrer la main, lui toucher l'épaule, c'était dramatique.
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