Droit de vote

 » Voir les 50 derniers Sujets 

Modérateurs :     Sabiine    Darktowerfanatic    Ajc   

Nouveau sujet
Sossinettoune
13 Mars 2016 9h32
Bonjour,

J'ai fait un exposé sur le droit de vote pour 3 pays la Corée du Sud , l'Espagne et la France et j'aimerai que vous me donniez votre avis. Il faut également trouver des questions "débat" pour la classe, j'en ai trouvé quelques unes mais si vous avez d'autres questions qui vous viennent à l'esprit n'hésitez pas à me les faire partager.

Le droit de vote : En France, en Espagne et en Corée du Sud.

- Qu'est-ce qu'un vote ? Á quoi ça sert ?

Par définition un vote est :
Un mode d'expression individuel sous forme de droit légitime (délivré par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, 1789), permettant à un groupe de personnes de prendre une décision . Voter c’est exprimer un choix ou une opinion (en donnant sa voix) pendant une élection.

L'organisation du vote en France

En France, on organise un vote pour :

- Les référendums : chaque citoyen donne son avis sur un sujet donné.
- Les élections municipales : pour choisir le maire et son conseil municipal.
- Les élections cantonales : pour choisir les conseillers généraux du département.
- Les élections régionales : pour choisir les conseillers régionaux ; pour notre région, c’est la Provence.
- Les législatives : pour choisir les députés à l’Assemblée nationale (pour les lois françaises).
- Les élections sénatoriales : le Sénat, avec l’Assemblée nationale, constituent le parlement français (un sénateur).
- L’élection présidentielle pour choisir le président de la république.

Le droit de vote peut être :

réservé à une catégorie de la population sur des critères de sexe, de couleur de peau, de religion, de classe sociale, etc.
censitaire lorsqu'un seuil d'imposition conditionne le droit de vote et l'éligibilité des citoyens.
capacitaire lorsque le droit de vote n'est accordé qu'aux personnes ayant des capacités intellectuelles
universel lorsqu'il est accordé à tous les citoyens de manière égale et secrète, sous certaines conditions d'âge, de nationalité, de capacité morale et d'inscription sur une liste électorale.

Qui vote la loi ? Par qui peut être proposée une loi ?

C'est le Parlement qui vote les lois, c'est-à-dire l'Assemblée nationale et le Sénat.

L'initiative des lois est proposée par le gouvernement et les parlementaires. L'idée d'une loi naît de la volonté du peuple, exprimée sur le terrain auprès des députés, à travers des associations, lors de manifestations… Une proposition de loi peut alors être élaborée par un député ou un sénateur. Une loi peut aussi être proposée par le gouvernement afin de mettre en œuvre sa politique. Et s'il le souhaite, le chef de l'État peut soumettre certains projets de loi au référendum comme pour l'adoption du quinquennat en septembre 2000. La loi est ensuite travaillée en commission au Parlement puis débattue et votée par l'une des deux chambres (Assemblée nationale ou Sénat). Le texte fait ensuite la navette avec l'autre assemblée. Chaque assemblée peut voter des amendements au texte mais elles doivent finalement se mettre d'accord sur un texte identique. Si les deux chambres ne sont pas d'accord, le texte est étudié en commission paritaire mixte. Si le désaccord persiste, l'Assemblée nationale a le dernier mot. Une fois adoptée par le Parlement, la loi est examinée par le Conseil constitutionnel, qui vérifie que la loi est conforme aux valeurs et aux lois françaises. Elle est ensuite émise par le président de la République, publiée au Journal officiel, puis mise en œuvre après la publication des décrets d'application par le gouvernement.

Les conditions pour être électeur en France

Dans le cadre d’un suffrage direct (les électeurs élisent directement les élus), pour être électeur, il faut disposer de la nationalité française ou d’un état membre de l’Union Européenne pour les élections municipales et européennes. Il faut aussi être majeur et être inscrit sur les listes électorales et avoir une carte d'électeur. Enfin, il ne faut pas être sous le coup d’une condamnation qui vous prive de vos droits civiques. Tout citoyen qui veut voter doit s’inscrire dans sa mairie. Il obtient ainsi sa carte électorale. L’ensemble des personnes disposant du droit de vote lors d’un scrutin est appelé le corps électoral.

Les étrangers votent-ils ?

Seuls les citoyens français votent aux élections nationales. En revanche, aux élections européennes et aux élections municipales, les citoyens européens votent depuis 1992. Autrement dit, un anglais ou un polonais résidant en France peut voter pour élire le maire de sa ville. Certains hommes politiques ont proposé d'étendre ce droit de vote aux élections locales à tous les étrangers mais certains estiment que seule la citoyenneté française doit permettre le droit de vote.

L'adoption du suffrage universel en France

Le suffrage est censitaire et indirect en 1791 (le droit de vote est accordé à une minorité d’hommes de plus de 25 ans et payant un certain montant d’impôt égal à la valeur de trois journées de travail) En 1799, sous le Consulat, le droit de vote est accordé à tous les hommes de plus de 21 ans ayant demeuré pendant un an sur le territoire. Cependant, ce suffrage universel masculin reste limité par un mode de scrutin à trois degrés : les électeurs ne désignent pas directement leurs représentants. En 1815, sous la Restauration, le suffrage universel masculin est aboli et le suffrage censitaire est rétabli. En juillet 1830, la Monarchie de Juillet élargit de nouveau le corps électoral en abaissant l'impôt et l’âge minimum pour voter. Le 5 mars 1848, la République adopte le suffrage universel masculin qui ne sera plus remis en cause par la suite. Il faut attendre l’ordonnance du 21 avril 1944 pour que le droit de suffrage devienne réellement universel avec le droit de vote pour les femmes. Les Françaises de plus de 21 ans ont voté pour les élections municipales d’avril-mai 1945. Le 17 août 1945, les militaires de carrière obtiennent le droit de voter, dont ils étaient exclus sous prétexte qu’ils ne devaient pas prendre parti dans les luttes politiques. En 1946, ce droit est étendu à tous les Français d'outremer. En 1974, le Président de la république Valéry Giscard-d’Estaing abaisse l’âge minimum pour voter à 18 ans (au lieu de 21 ans). En 1992, le traité de Maastricht instaure la citoyenneté européenne.

L'organisation du vote en Espagne

Les différents types d’élections qui sont organisées en Espagne :

Les élections européennes
L’Espagne est membre de l’Union européenne depuis 1986 et a donc participé aux élections européennes qui se sont déroulées depuis 1989. Des élections européennes avaient eu lieu de manière exceptionnelle en 1987 pour élire les représentants espagnols au Parlement européen pour la fin de la législature. Les élections européennes ont évidemment lieu tous les cinq ans au système proportionnel, comme dans tous les pays de l’Union européenne. L’Espagne compte actuellement 54 députés européens élus dans une circonscription électorale unique, contrairement à beaucoup d’autres grands pays européens qui ont créé des circonscriptions plus petites. Il n’y a pas non plus de quorum. Les candidats doivent être âgés de 18 ans au moins.

Les élections législatives
Le parlement espagnol, appelé Cortes Generales, est bicaméral c'est à dire qu'il est composé d’une chambre basse, le Congrès des députés, et d’une chambre haute, le Sénat. Le Congrès des députés et la plus grande partie du Sénat sont élus au suffrage en même temps. Le droit de vote et d’éligibilité est fixé à 18 ans.

Les élections régionales
Chacune des seize communautés autonomes espagnoles dispose d’un parlement élu au suffrage universel pour une durée de quatre ans. Les parlements sont élus au système proportionnel. Le système diffère toutefois d’une région à l’autre. Contrairement à la France, les élections régionales espagnoles ne sont pas en même temps.

Les élections provinciales
La plupart des communautés autonomes espagnoles sont divisées en provinces. Ces provinces sont dotées de Députations provinciales qui servent de gouvernements provinciaux et qui sont élus au suffrage universel indirect, sur la base des résultats des élections municipales. Les communautés autonomes espagnoles qui ne sont pas divisées en provinces voient les compétences provinciales être assumées par la communauté autonome.

Les élections municipales
L’Espagne compte 8109 communes qui sont toutes dotées d’un conseil communal élu au suffrage universel pour une durée de quatre ans. Les parlements sont élus au système proportionnel et élisent à leur tour les maires et les vice-maires. Les élections communales ont lieu le même jour dans l’ensemble de l’Espagne. Le nombre de conseillers communaux varie en fonction de la population de la commune, allant de trois dans celles de moins de 100 habitants à 57 à Madrid, ville la plus peuplée du pays. Les communes les plus petites – c’est-à-dire celles qui comptent moins de 100 habitants peuvent opter pour un système de conseil ouvert. Dans ce cas, il n’y a pas de conseil communal élu, mais une assemblée délibérante de l’ensemble des citoyens du village. Ces communes élisent en revanche leurs maires au suffrage universel, contrairement aux communes fonctionnant avec un conseil communal traditionnel.

Les élections locales
Les entités locales mineures sont des villages géographiquement séparés du reste de la municipalité. Les citoyens de ces entités élisent un maire au système majoritaire.

Les conditions pour être électeur en Espagne

Un citoyen de l'Union européenne peut participer aux élections municipales et aux élections européennes dans les mêmes conditions qu'un électeur français. Pour exercer ce droit de vote, il doit être inscrit sur les listes électorales et remplir les conditions d'âge et de capacité juridique.

Les étrangers votent-ils ?

Le droit de vote des étrangers en Espagne n’est possible qu’à la seule condition de respect du principe de réciprocité avec les citoyens originaires d’un tiers pays. ,De plus, les conditions pour un citoyen dont son pays d’origine a conclu ses accords sont qu’il doit être titulaire d’une autorisation de résidence en règle ; être résident en Espagne de façon ininterrompue pendant les cinq années précédant leur demande d’inscription sur la liste électorale et voter dans la commune d’Espagne où ils ont leur résidence habituelle. Selon Hervé Andrès, l’Espagne exige non seulement que les États accordent le droit de vote aux Espagnols, mais également que cet accord repose sur un dispositif juridique contraignant (traité, convention, échanges de notes diplomatiques formalisant l’accord). Puis, dès 2008, José Luis a mené une politique extérieure assez offensive avec un ambassadeur chargé de mettre en application les accords de réciprocité et d’aller en conquérir de nouveaux. Un étranger peut voter en Espagne si son pays d’origine accorde lui-même ce droit aux ressortissants espagnols. En d’autres termes, un Chilien vivant en Espagne peut voter aux municipales, parce qu’un Espagnol vivant au Chili le peut lui aussi. Mais sans traité, pas de vote. L’Espagne a donc signé des accords avec la Norvège, l’Islande, la Nouvelle-Zélande, et plusieurs pays américains : Argentine, Colombie, Pérou, Trinité et Tobago, Chili, Équateur, Cap-Vert, Paraguay, Bolivie et Uruguay. En revanche pour le Maroc, qui est la première communauté étrangère d’Espagne, les 800 000 Marocains qui y résident sont donc exclus du système électoral espagnol, victimes du principe de la réciprocité.

L'adoption du suffrage universel en Espagne

Le pays est divisé en 50 circonscriptions calquées sur les 50 provinces du pays. Chacune de ses circonscriptions a au minimum 2 députés. Les Espagnols votent au suffrage universel direct et la répartition des sièges se fait ensuite à la proportionnelle. La méthode de répartition des sièges a pour spécificité d’avantager les partis ayant recueilli le plus de voix. C’est une méthode que l’on retrouve également en Pologne, aux Pays-Bas ou encore au Portugal.

L'organisation du vote en Corée du Sud

En Corée du Sud, on organise un vote pour trois pouvoirs :

Le pouvoir exécutif
Il est exercé par le président de la République. Celui-ci nomme le Premier ministre avec l'accord du Parlement. Il préside et nomme également le Conseil d'État.

Le pouvoir législatif
Il appartient au parlement composé d’une seule chambre : L’Assemblée nationale. Elle comprend 273 députés. Les deux tiers sont élus au scrutin majoritaire, les autres à la proportionnelle parmi ceux qui ont obtenu au moins cinq sièges lors de l’élection directe. Le mandat est de 4 ans. L'Assemblée nomme (ou non) le Premier ministre proposé par le Président. Elle peut retirer le chef du gouvernement en place, mais seulement au bout d’un an. Elle propose, discute et vote les lois. Elle contrôle l’action du président de la République et peut voter un empêchement. Elle investit chef du pouvoir judiciaire proposé par le Président. L'Assemblée se choisit un président et deux vice-présidents.

Le pouvoir judiciaire
Il est constitué de cours de district et de cours d'appel ainsi que de la Cour suprême. Le Chef de la Justice est nommé pour 6 ans par le président de la République (après accord de l’Assemblée). C’est lui qui choisit les juges des tribunaux (avec l'accord du Conseil Constitutionnel). Les juges sont permanents. Il existe cinq cours d'appel qui jugent en appel des décisions des tribunaux d'instance dans les affaires civiles et pénales. Elles tiennent leurs propres séances et se prononcent pour ou contre les décisions des tribunaux inférieurs. Elles peuvent également négocier dans les litiges administratifs, en cas de plaintes déposées par des particuliers ou des organismes à l'encontre des décisions, décrets et actes du gouvernement. Les tribunaux d'instance sont établis dans chaque grande ville et leur compétence s'étend à toute affaire civile ou pénale en première instance. Le tribunal familial juge à huis clos les problèmes matrimoniaux et les affaires impliquant des enfants et des adolescents, afin de protéger la vie privée des individus.

Les conditions pour être électeur en Corée du Sud

Etre de nationalité sud-coréenne, être âgé d'au moins 40 ans et résider en Corée du Sud depuis au moins cinq ans. Etre présenté par un parti ou par un certain nombre d'électeurs : il est requis le soutien de 3 500 à 6 000 électeurs résidant dans au moins cinq villes et provinces, dont au moins 700 électeurs dans chacune de ces villes ou provinces. Chaque candidat doit déposer une caution de 300 millions de wons (soit 213 000 euros). Cette somme est intégralement restituée au candidat élu, aux candidats qui recueillent plus de 15 % des suffrages exprimés et en cas de décès. La moitié de la somme est restituée aux candidats ayant recueilli entre 10 % et 15 % des suffrages exprimés.

Les étrangers votent-ils ?

Les citoyens coréens vivant à l'étranger - dont le nombre est estimé à 2,7 millions - ne disposent pas du droit de vote. Cette mesure, instaurée par le régime militaire en 1972, a été jugée par la Cour constitutionnelle le 28 juin 2007. La Commission nationale électorale a ainsi demandé qu'une loi rétablisse les droits civiques des Coréens vivant outre-mer, afin notamment qu'ils puissent participer à l'élection présidentielle sud-coréenne prévue le 19 décembre 2007. Lors de l'élection présidentielle de 2013, les Coréens vivant à l'étranger ont pu voter en se rendant à l'ambassade coréenne de leur pays d'accueil.

L'adoption du suffrage universel en Corée du Sud

Le président de la République est élu au suffrage universel direct depuis la Constitution de la sixième république votée le 27 octobre 1987. Il est élu au suffrage universel pour 5 ans et n'est pas rééligible. Il ne peut pas prendre des mesures d'urgence ou dissoudre l'assemblée nationale. En 1992, Kim Youg Sam est le premier président qui a été élu au suffrage universel.

Le droit de vote des femmes en France, en Espagne et en Corée du Sud

En France : 1944
En Espagne : 1931
En Corée du Sud : 1948

Quelques définitions

La commission mixte paritaire
C'est une commission composée de sept députés et sept sénateurs pouvant être réunie à l’initiative du Premier ministre, cette commission est chargée de trouver un compromis entre l'Assemblée nationale et le Sénat en cas de désaccord persistant sur un projet ou une proposition de loi. Elle a pour but de limiter le nombre des lectures et les navettes parlementaires.

Un amendement
En droit, un amendement est une modification, soumise au vote d'une assemblée, en vue de corriger, compléter ou annuler tout ou une partie d'un projet de loi en cours de délibération ou d'une loi pré-existante. En général, le droit d'amendement est réservé aux membres de l'assemblée concernée et éventuellement au gouvernement.

La circonscription électorale
C'est une division du territoire effectuée dans le cadre d'une élection. Chaque citoyen est rattaché à une circonscription et à une seule. Celle-ci sert à faciliter les opérations de vote. Elle peut être utilisée dans le cadre des scrutins majoritaires ou dans le cadre des scrutins proportionnels.

Quorum
Nombre de membres présents exigé dans une assemblée délibérante pour que le vote soit valable.

Questions à débattre :

Le droit de vote est-il un devoir ?
Peut-on changer une loi démocratiquement ?
Faut-il autoriser le droit de vote aux étrangers ?
En Suisse, le droit de vote est autorisé à 16 ans, êtes-vous pour ou contre ?

» modifié le 13 mars à 10h21 par Sossinettoune

 
 
Membre Premium
Thrudon
27 ans
272 quizz   8 sujets
Inscrit il y a 11 ans
9548 msgs
13 Mars 2016 10h50
Le droit de vote est-il un devoir ? Selon moi oui car beaucoup de gens se sont battus et même morts pour l'obtenir.
Peut-on changer une loi démocratiquement ? Si ça convient à la plupart du peuple oui.
Faut-il autoriser le droit de vote aux étrangers ? Oui si ils résident dans le pays au bout d'un certain temps.
En Suisse, le droit de vote est autorisé à 16 ans, êtes-vous pour ou contre ? Je pense que c'est un peu jeune.

 
 
Administrateur Quizz.biz
Ajc
48 quizz   75 sujets
Inscrit il y a 16 ans
12739 msgs
13 Mars 2016 15h13
"Les référendums : chaque citoyen donne son avis sur un sujet donné. " >> Oui, mais pas sur n’importe quel sujet, seulement ceux de la liste de l'article 11 de la Constitution du 4 octobre 1958.

"Les élections cantonales : pour choisir les conseillers généraux du département." >> On les appelle conseillers départementaux désormais.

Tu as oublié les élections européennes pour la désignation des députés européens français au sein du Parlement européen.

"L'initiative des lois est proposée par le gouvernement et les parlementaires." >> Non, l'initiative des lois appartient concurremment au Premier ministre et aux membres du Parlement (article 39 de la Constitution).

"Une loi peut aussi être proposée par le gouvernement afin de mettre en œuvre sa politique" >> On l'appelle un projet de loi.

"Une fois adoptée par le Parlement, la loi est examinée par le Conseil constitutionnel, qui vérifie que la loi est conforme aux valeurs et aux lois françaises" >> Ce contrôle n'est obligatoire que pour les lois constitutionnelles, les lois organiques, les lois de finances, les lois de financement de la sécurité sociale. Pour les autres lois dites lois ordinaires, il est moins systématique. Le contrôle s'appuie non sur les valeurs et les lois françaises, mais sur ce qu'on appelle le bloc de constitutionnalité dont font notamment partie la Constitution du 4 octobre 1958 et la DDHC.

"Elle est ensuite émise par le président de la République" >> Le terme exact est "promulguée", pas "émise".

"En revanche, aux élections européennes et aux élections municipales, les citoyens européens votent depuis 1992. Autrement dit, un anglais ou un polonais résidant en France peut voter pour élire le maire de sa ville" >> Un citoyen européen non français peut devenir conseiller municipal mais ne peut être élu maire ni adjoint au maire. En effet, à côté de ses compétences d'élu local, le maire et ses adjoints exercent des prérogatives de puissance publique : maire et adjoints sont officiers d'état civil (ils agissent alors au nom de l'Etat ), le maire a des pouvoirs de police sur le territoire de sa commune.

Je ne connais pas les systèmes électoraux espagnol et sud-coréen, donc je ne donnerai pas mon avis dessus.

 
 
Sossinettoune
13 Mars 2016 18h45
Merci bien

 
 
Membre Premium
Phil-du-11e
66 ans
   
Inscrit il y a 13 ans
0 msgs
13 Mars 2016 21h32
Je suis d'accord avec les remarques d'AJC et, comme lui, je ne dirais rien des autres pays, je n'y connais rien!

Quelques petites remarques:
- Il n'est pas nécessaire, obligatoire d'avoir sa carte électorale pour voter. Elle n'est que la ""visualisation"" du fait que l'on est bien inscrit sur les listes électorales. Donc, pour voter il est seulement nécessaire d'être inscrit sur les listes ET d'avoir une pièce d'identité (CNI, passeport...). Cela m'est arrivé!

- Tu parles du droit de vote des femmes aqui en 1944, mais, tu oublies de dire que l'ordonnance prévoit AUSSI le droit d'éligibilité pour elles! Résultat, en 1946, une femme (je ne me souviens pas de son nom) a été élue à un poste de sénateur, pardon sénatrice!

- Tu oublies de parler du référendum qui a été réellement reconnu avec la Ve République. Il existait avant, mais n'a jamais été réellement reconnu. Je te laisse chercher!

- Attention, nous n'élisons pas le maire mais, officiellement, nous élisons le conseil municipal qui élira le maire.

- Egalement, pendant l'ancien régime, il existait des élections ou (eh oui), dans certains cas les femmes pouvaient voter (veuves ET propriétaires). Egalement, je te laisse chercher!

Quant à tes questions:
- Le vote est-il un devoir?
Oui, et c'est pour cela qu'il faut aller voter, même si l'on veut choisir le vote blanc!
- Les lois étant votées par les assemblées que l'on a élues, oui, c'es démocratique. Mais j'avoue ne pas très bien comprendre le sens de ta question.
- Vote des étrangers:
Le système actuel me semble bien suffisant.
- Droit de vote à 16 ans? Je pense que c'est trop tôt.
Par contre, comme à Paris, il existe un conseil municipal des jeunes, cela peut être une bonne étape avant le droit de vote "officiel"!

Bonne soirée!

 
 
Membre Confiance
FRANCO56
33 ans Rennes
143 quizz   39 sujets
Inscrit il y a 16 ans
6287 msgs
13 Mars 2016 23h42
le Brésil est intéressant sur la question du droit de vote car là bas il est obligatoire de voter! si tu votes pas, il te faut justifier la raison de ton non vote ( voyage à l'étranger...)

 
 
Membre Premium
Phil-du-11e
66 ans
   
Inscrit il y a 13 ans
0 msgs
14 Mars 2016 6h44
Comme en Belgique où le vote est obligatoire et peut amener à des amendes... qui ne sont pas appliquées!

» modifié le 14 mars à 6h44 par Phil-du-11e

 
 
Membre Premium
Sardina
71 ans Montréal
à la retraite : - )
10 quizz   31 sujets
Inscrit il y a 16 ans
2105 msgs
19 Mars 2016 1h14
Ajc tout comme Phil-du-11e sont bien gentils de t'aider dans tes travaux scolaires.

 
 
Membre Confiance
Astro-suisse
28 ans
Physicien
57 quizz   4 sujets
Inscrit il y a 14 ans
92 msgs
23 Mars 2016 18h16
Aille !! une précision s'impose. En Suisse, au niveau fédéral, le droit de vote s'acquiert à 18 ans. Au niveau cantonal, c'est aussi 18 ans, sauf dans un canton de Glaris où c'est 16, ce qui fait bien peu de monde...
Mais je trouve aussi que c'est trop jeune.

 
 
Membre Confiance
Astro-suisse
28 ans
Physicien
57 quizz   4 sujets
Inscrit il y a 14 ans
92 msgs
23 Mars 2016 18h33
En revanche, le droit de vote en Suisse est très différent du droit de vote dans les autres pays, ce qui fait de ce pays l'une des rares réelles démocraties complètes que je connaisse.
En plus des élection fédérales (au niveau national), cantonnales et municipales, tout citoyen peut proposer une modification de la constitution fédérale, qui sera soumise au peuple si la proposition de loi recueille 100 000 signatures dans un délai de 18 mois. C'est l'initiative populaire féderale (forcément consitutionnelle). L'initiative existe aussi au niveau de cantonal. Chaque canton est en effet souverain et possède sa propre constitution. Dans certains cantons, il existe l'initiative législative (proposition de loi), qui diffère de l'initiative constitutionnelle (article de la constitution). L'initiative populaire au niveau communal est aussi possible.

Ces initiatives populaires sont toujours (à tort) qualifiées par les français les rares fois qu'ils parlent de nous de "référendum".
Ce que nous appelons "référendum" en Suisse, c'est quand une loi votée par le parlement est contestée par une partie de la population (il faut recueillir 50000 signatures en 30 jours). Cette loi est alors soumise au verdict populaire. Le référendum existe au niveau fédéral (portant sur une loi fédérale), cantonal (loi cantonale) ou communale (réglement communal).

Toute modification de la constitution ou adhésion a un organisme supranational (Union Européenne, ONU, OTAN, etc) est soumise au peuple.

Voilà un petite introduction au droit de vote en Suisse
Ça m'a donné une idée pour un futur quizz !

 
 
Forum Bar Quizz.biz | Haut de page

Pour participer au forum, donner votre avis, et profiter de tous les avantages du site, Connectez-vous !