Votre coup de coeur littéraire et pourquoi ?

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Damien206
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6 Aout 2018 13h52
Cactus : J'ai hâte de lire mais tu sais à Metz on n'a beaucoup de bibliothèque à Metz y compris des boîtes à livres

 
 
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Juliettemtropmj
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7 Aout 2018 12h27
J'ai jamais vraiment aimé "le club des cinq", en revanche, j'adore les livres de la comptese de Ségur !

 
 
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Lolitalaura
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7 Aout 2018 16h28
Moi non plus, Juliette. C'est assez curieux d'ailleurs. J'ai toujours préféré les Alice, pour ceux qui connaissent. Ou les Chair de poule...

J'en ai, des coups de coeur littéraires...

Sur la route, de Jack Kerouac, m'a éblouie par ses couleurs authentiques et si réelles, et par son idéologie. J'ai d'abord cru à l'autobiographie, à vrai dire. C'est une merveilleuse aventure que je considère comme le plus beau voyage de ma vie. J'avais tellement l'impression d'être avec Jack tout au long de son périple...

Le Sens Du Calme et Cercle, de Yannick Haenel, m'ont beaucoup enthousiasmée de par leur doctrine de pensée. Yannick insuffle à son personnage-narrateur des réflexions extrêmement intéressantes sur la vie. Et j'ai beaucoup d'affection pour ce dernier. Il insupporte ou plaît... Et ne fait jamais dans la demi-mesure. Et Dieu que j'aime l'écriture toute en poésie de Yannick ! Pour en revenir précisément aux deux bouquins cités plus haut, le second est pour moi le meilleur roman de Yannick car le plus dense, et le premier est l'autobiographie la plus délirante et inspirante que j'ai jamais lu.

 
 
Damien206
31 ans Metz
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7 Aout 2018 18h58
Lolitalaura : Ça parle de quoi " Sur la route " de Jack Kerouac et " Le sens du calme et cercle " de Yannick Haenel

 
 
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Usvem
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7 Aout 2018 19h15
Vu le nom, je supposerais sans aucune certitude que ça parle de mer, d'océans... (Noms à consonance bretonne)

 
 
Damien206
31 ans Metz
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7 Aout 2018 19h31
Usvem : ah oui

 
 
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Lolitalaura
24 ans Dans ma bulle
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8 Aout 2018 16h03
Usvem : pas mal la déduction, Jack a en effet des origines bretonnes. Néanmoins il est américain et son road trip entre amis se déroule donc aux USA, et pas tellement à la mer

Damien : Sur la route est un récit fictif qui s'appuie cependant sur des bases réelles (les personnages existent tous, même si selon les éditions, leurs noms peuvent changer. Jack s'appellera par exemple Sal Paradise et son grand ami Neal Cassady Dean Moriarty. )
Si je devais faire un résumé... Disons que c'est l'histoire de diverses rencontres, notamment celle de Jack et de Neal, qui produisent quelques étincelles au cours d'un Road Trip déluré et poétique. En effet les personnages de Sur La route ont quelque chose de très perché, inspirant, différent. C'est aussi le symbole du mal-être d'une génération qui se cherche, par tous les moyens. J'en avais fait une critique sur Babelio, que je me permets de copier-coller ici :

"Sur La Route, hein... Ah, Jack, que de souvenirs, que de souvenirs ! Ce voyage est, tu le sais bien, gravé dans ma mémoire à jamais...

Je me souviens parfaitement de la façon dont j'ai pris la route... Tout a commencé avec une tirade enflammée de mon professeur de lettres. "Si vous devez lire un livre dans votre vie, c'est celui-ci. Je vous supplie de le lire." Jolie conclusion, Monsieur, mais personnellement, les récits de voyages, ce n'est pas vraiment mon registre, me disais-je alors. Mais ce grand homme était très têtu, voyez-vous ; aussi, le lendemain, alors que nous penchions nos petites têtes embrumées sur un devoir ardu signé notre Serviteur, il s'approcha de son éternel pas de loup, et déposa sur ma table son exemplaire de Sur La Route... J'eus pour ordre de le lire. Comme je l'estimais profondément, j'embarquai le bouquin, décidée à l'entamer, juste pour voir, dans un avenir prochain, bien que loin d'être très emballée.
Quelques heures plus tard, prise d'ennui, et n'ayant pas franchement grand chose de mieux à faire, je sors le livre, et me mets à en parcourir les premières lignes, ignorante de la Beat Generation, de son idéologie, de l'identité de mon cher Jack et du succès de ce livre.
Et, fait stupéfiant, au bout de quelques lignes, je ne pus le lâcher. J'ai lu sans discontinuer durant quelques heures, et ce fut avec force que je me révoltais contre la nécessité d'aller en cours (ou de faire quoique ce soit d'autre) durant toute la durée de la lecture de ce grand roman.

Comme je devais plus tard le rapporter, les couleurs chatoyantes aux mille nuances de Sur La Route m'ont transpercée, ou plutôt m'ont embarquée dans l'aventure la plus déjantée que j'eus faite de ma courte vie. Jamais pareilles couleurs ne s'étaient offertes à mes yeux, et jamais pareille complicité entre êtres humains je ne connus. Lorsqu'ils crevèrent dans la boue, j'étais là, tout aussi embêtée qu'eux. Lorsque Neal parlait, j'écoutais et je réfléchissais, assise à côté de Jack, qui en faisait tout autant. En croisant la route de Jack, du moins avec ce chef d'oeuvre, vous n'êtes pas un lecteur passif ; mais un actif voyageur, et si vous embarquez, alors forcément vous ressortez grandi d'une folle expérience remplie de rencontres certe illuminées, mais uniques et ô combien merveilleuses et enrichissantes...

Alors, oui, c'est un livre qui traite de sexe, d'alcool, de drogue, d'une façon qui peut sembler choquante ; je l'entends bien. Mais il ne faut pas croire que le but de ces jeunes gens étaient de se défoncer "pour le fun". Au contraire... Il s'agissait là du seul moyen qu'ils avaient trouvé pour accéder à autre chose, autre chose que la société de leur époque bien sûr, la liberté évidemment, mais aussi à une dimension métaphysique de la vie. Ils étaient en quête d'un sens que leur société, la seule dérangée mentale de l'histoire, ne pouvait leur offrir. La véritable drogue, c'était elle, en réalité. Et prendre la route, comme ça, un matin, sans rien, était une manière de résister, de crier "non", de partir en quête de soi-même plutôt que d'accepter de rentrer dans un moule bien trop différent de nous. Il ne s'agissait ni plus ni moins que de rester vivant. Et si on y réfléchi, les choses ont-elles rellement changé ? Je n'en suis vraiment pas certaine.

Me laisser convaincre par cet enseignant fut une des meilleures idées que j'eus... Lisez Sur La Route, surtout si vous êtes jeune !"

Quand à Cercle, ne commencez vraiment pas par celui-ci, mais lisez-le si l'écriture de l'auteur vous plaît vraiment. C'est en gros l'histoire d'un homme, Jean Deichel, qui prend conscience de ce qu'est réellement la vie pour lui. Cercle relate sa tentative pour renouer avec ce qui lui paraît être l'essence de l'existence, et livre dans un même temps une critique acerbe de notre société et des individus endormis qui la subissent. Tout comme précédemment, je me permets de coller ici une autre critique que j'avais écrite :

"Cercle...Ou la rocambolesque vie de Jean Deichel (oui, encore, cela ne change guère...). Dans les romans où il se fait narrateur, toujours il est question de renaissance. Mais nous assistons cette fois-ci à l'odyssée originelle du double de Yannick Haenel ; ou comment, un jour, tout comme l'écrivain (dixit le Sens du Calme, à lire absolument dans sa vie), il ne prend pas le train, ne se rend pas à son travail, démissionne et balance toute sa paperasse dans la Seine. Pourquoi ? À cause d'une phrase. "C'est maintenant qu'il faut reprendre vie". Et de ce fait, il va effectivement reprendre vie... Quant aux phrases, il n'a pas fini d'en entendre.

Jean est un narrateur saugrenu particulièrement insupportable, attachant et génial . Enfin attachant... J'aurais tendance à dire que soit on l'adore, soit on le déteste. Quant au côté génial, on peut aussi le considérer comme irresponsable voir carrément fou (mais sans folie, vit-on réellement, ou faisons-nous semblant... ?). En tout cas, il nous offre ici une singulière façon de vivre qui donne beaucoup à réfléchir sur la nôtre... Et personnellement, j'aurais volontier passé le reste de ma vie de lectrice avec lui. J'ai rarement été aussi transportée par un livre, et jamais de cette façon... Malgré les quelques autres ouvrages de Yannick déjà parcourus et adulés. C'est avec beaucoup de regrets que je l'ai reposé sur mon étagère, et il risque de ne pas y rester bien longtemps... Ce chef d'oeuvre est un trésor de réflexion sur l'Humanité, notre société, la parole, notre vie, et pose finalement la question de l'essentiel. En cela, c'est une révélation, semblable à un grand coup de pied au derrière. Que sommes-nous en train de faire de nos vies ? Mais réveillons-nous !

Cercle fut un merveilleux compagnon de voyage, et ce qu'il renferme m'est extrêmement précieux. Cela faisait bien longtemps que la vie n'avait affluée avec tant de force dans mes veines. Certains vous diront sûrement de vous en éloigner, surtout si vous vivez un moment difficile ; mais je pense au contraire que c'est la lecture à faire en cas de coup dur. Il permet de voir les choses sous un autre angle, et surtout il redonne espoir. Tout est possible, à partir du moment où l'on est capable de s'affranchir des normes et des convenances. de plus, c'est d'une poésie indicible... Durant toute ma lecture, je n'ai cessé de relire des pans entiers du livre, déjà parcourus... Car Cercle fait partie de ces livres magiques, porteur à chaque lecture d'un souffle nouveau, mais incontestablement efficace... D'une puissance ahurissante. Peut-être est-ce l'oeuvre la plus forte de Yannick Haenel ; à vrai dire je n'en sais rien. Mais elle est unique, inédite et semble regrouper tous les thèmes explorés par Yannick... le tout abordé avec une poésie omniprésente.

Cercle n'est pas un livre. C'est une aventure. Et quelle aventure... La palette d'émotions nous traversant à sa lecture est infinie. Jamais personne n'a écrit comme ça ; c'est inimitable. Lire Cercle revient à redécouvrir l'essence des choses, et cette modeste critique est loin de lui rendre justice. "

J'espère, pour ceux qui auront pris le temps de lire, que cela vous donnera envie de les découvrir. Vous pouvez retrouver ces deux critiques sur Babelio, ainsi que d'autres informations qui pourront vous être utiles si vous souhaiter en apprendre davantage ^^

J'avais complétement oublié Le Sens Du Calme. Il s'agit d'une autobiographie qui retrace la vie de l'auteur. Enfin... Disons qu'il s'agit d'un livre qui nous éclaire sur sa façon de voir les choses, à travers des exemples tirés de son expérience personnelle et qui savent se montrer pour le moins... Étonnants. Comme précédemment, je reproduis ici la critique que j'en avais faite et vous renvois toujours à Babeliopur d'autres avis ou précisions :

"Bon, il faut absolument que je fasse une critique sur ce livre. C'est ce que je me dis depuis que je l'ai terminé, il y a deux nuits. Mais les mots ne viennent pas facilement, alors je vais essayer de bricoler quelque chose. Je ne peux pas faire autrement. C'est un peu comme au début du livre, quand un tout jeune Yannick se trouve dans l'incapacité d'écrire ce qu'il ressent ; sauf que, dans mon cas, une page blanche ne me semble pas appropriée.
Ce que je peux dire avec certitude, c'est que le Sens du Calme va devenir mon compagnon de voyage, et ce même si je ne prends pas l'avion. Je vais l'emmener partout, non pas comme un talisman (la place est déjà prise), mais plutôt pour ne pas oublier la raison de ma volonté d'être libre. C'est le troisième livre de Yannick Haenel que je lis ; ayant adoré ses précédentes oeuvres et m'étant renseignée sur lui, ayant lu des critiques et vu des interviews, je me disais que j'avais fait un rapide tour de ses horizons idéologiques, que j'allais sûrement apprécier ce livre assez mystérieux (le résumé n'aide pas beaucoup, mais il intrigue). Ce que je savais, en ouvrant le Sens du Calme, c'est que j'avais affaire à une sorte d'essai qui allait traiter de la parole, du langage, et finalement de la littérature au sens large du terme. Je me disais que j'allais passer un sympathique moment, à sourire de temps en temps, à apprécier la prose de Yannick, que j'aime tant. Mais je ne m'attendais pas à ça. Au départ, cela ressemblait assez à ce que j'avais prévu, l'aspect autobiographique fort sympathique en plus, qui effectivement m'a fait sourire, plus d'une fois. L'ambiance était chaleureuse, je me retrouvais un peu, voir beaucoup dans les digressions de Yannick... Et puis, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais au lieu de rester tranquillement à bavarder d'une douce folie s'apparentant peut-être à un genre de clairvoyance, j'ai débarqué au coeur des choses. C'est comme si vous alliez à une exposition sympa, et que vous vous retrouviez à l'intérieur d'un magnifique tableau, au centre de la scène représentée. Mon esprit avait deux choix : penser que Yannick Haenel était tout à fait dingue, et refermer son livre; ou admettre que ce dont il parlait existait bel et bien, et m'embarquer avec lui dans ses expériences autour d'une chose à laquelle, j'en suis intimement persuadée, beaucoup de gens ne croient pas, ou ne veulent pas admettre qu'elle existe de cette manière. Je suis floue ; c'est vrai. Mais ce qui est abordé dans ce livre est personnel à chacun, et en même temps universel. Nous n'avons pas tous les mêmes mots pour en parler. D'ailleurs, c'est tout le lyrisme de la prose de Yannick qui s'y rapporte : le fait que son sujet n'ait pas d'appellation stricte lui permet des envolées métaphoriques et poétiques de toute beauté. Ce livre parle de la vie; il tente de libérer les esprits. Il offre une vision des choses haut perchée par rapport à la réalité uniforme dans laquelle nous croyons vivre ; digne, peut-être, d'un fou. Mais si nous changions de point de vue ? Alors, c'est toute une dimension nouvelle qui s'ouvre. J'avais conscience, intuitivement, avant d'ouvrir le livre, de son existence. Mais pas à ce point.
Finalement, ce livre est gage d'espoir et délivre pour moi un message ; le suivant : il n'y a qu'un pas à faire."

» modifié le 8 août à 16h11 par Lolitalaura

 
 
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Cloclo45
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8 Aout 2018 17h17
J'ai adoré lire Bernard Werber : le cycle des fourmis, le cycle des dieux, troisième humanité.

Maxime Chattam pour sa série "Autre monde".

Jean M. Auel pour sa série préhistorique des "Enfants de la Terre" que je vous conseille pour ce que vous pourrez apprendre sur nos origines.

 
 
Damien206
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8 Aout 2018 17h49
Cloclo45 : Ça parle de quoi le cycle des fourmis ?

 
 
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Cloclo45
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8 Aout 2018 20h34
Les fourmis sont un peuple qui est organisé et elles parlent entre-elles, un savant a réussi à entrer en contact avec elles et surtout avec celle nommée 103 683e, une fourmi asexuée.

L'auteur fait un parallèle entre le monde des humains et le monde des fourmis.

Je te mets le lien pour te tuyauter :

https://fr.wikipedia.org/wiki…(Werber)

 
 
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