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J'ai quand-même des doutes sur l'aspect génétique. C'est peut-être le cas parfois, mais ce n'est certainement pas une règle absolue. Déjà , il faudrait définir précisément ce qu'est l'intelligence puisque c'est cela qu'on entend tester.
Dans ma prime jeunesse, au milieu des années 90, on ne faisait pas de tests de QI pour poser un diagnostic et faire sauter une classe, et la notion de HPI n'existait pas. J'ai sauté une classe, non pas sur un diagnostic médical, mais simplement parce que la prof a constaté que je connaissais déjà tout le programme, que je m'ennuyais et que je n'avais plus envie de venir en cours. Pas besoin d'être médecin pour constater ça. Depuis, on m'a toujours qualifié de surdoué pendant toute ma scolarité, mais je n'ai jamais su si j'étais vraiment HPI ou pas et, finalement, peu m'importe. Qu'aurais-je gagné à le savoir, si ce n'est passer pour un "anormal" ? J'en avais quelques "symptômes" comme une très bonne mémoire, un apprentissage rapide et aussi beaucoup de difficultés relationnelles et une certaine immaturité. Après, est-ce dû à un HPI ou simplement au fait que j'étais presque 2 ans plus jeune que mes condisciples pendant toutes mes études, je ne sais pas.
Un jour, toute la classe a fait un test de QI. J'étais curieux de connaître le résultat, mais je ne l'ai jamais eu. Je ne sais pas si on a voulu me le cacher ou si c'est simplement un oubli quelque part...
Je n'ai jamais apprécié qu'on me pense "surdoué" et je n'aurais pas voulu être diagnostiqué HPI car ça sous-entendrait, pour certains, que je sais tout naturellement et que je ne dois pas faire d'efforts dans l'apprentissage, comme si c'était un don du ciel. Or, franchement, HPI ou pas, je me suis toujours investi à fond dans mes études et, des efforts, j'ai dû en faire beaucoup. Beaucoup croient à tort qu'un HPI a la science infuse et peut réussir ses études sans se fouler, ce qui est totalement faux.
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