Bonsoir,
Moi je suis né en 1990, le début de la technologie. J'ai connu la télévision cathodique, le téléphone à cadran, le walkman, la VHS, la location de film dans les vidéoclubs...
Je n'oublie pas les jeux de récré : la marelle, le maire (une variante du chat et de la souris), gendarmes et aux voleurs, voler la chaussure des camarades ou encore les jeux complètement inventé...Je me souviens par exemple d'avoir fabriqué des bracelets de Wonder Woman avec du carton, faire des avions en papiers ou sinon prendre un bout de branche d'arbre et jouer à Rambo dans les ravines !
-A l'école, je souviens quand nous, élèves fessaient des bêtises, les profs pouvaient nous donner des punitions aujourd'hui disparues (se faire tirer les oreilles, recopier 500 fois une phrase, se mettre au piquet...).
Même si je n'ai pas connu la guerre, j'ai vécu beaucoup de catastrophes naturelles et certaines m'ai marqué :
-En 2002, une mousson c'était abattu sur La Réunion causant de gros dégâts. Pendant cet épisode, j'étais à l'école primaire et j'ai vu la rivière sortir dans son lit et dévaler la rue près de notre classe, heureusement situé à l'étage. Voir ce “raz-de-marée” de boue partir à toute vitesse vers la mer, emportant tout sur son passage, c'était impressionnant. Au bout d'un moment, nous étions réunis au réfectoire, certains élèves pleuraient et les enseignants essayaient tant bien que mal de les réconforter.
-Toujours à cette même année, un cyclone intense toucha notre ile avec des rafales à plus de 280 km/heures ! Je peux vous dire que je me rappelle encore de son passage aujourd'hui...A ce jour, c'est le plus puissant cyclone que j'ai connu.
-En 2004, suite au séisme et au tsunami qui frappa l'Indonésie et l'ensemble des iles de l'Océan Indien, La Réunion fit frapper à petite échelle. Un mini-tsunami frappa deux ports de plaisances, fessant des dégâts au niveau des embarcations et installations portuaires mais sans faire de victime.
Outre ces catastrophe naturelles, des faits d'actualité importants ont retenu mon attention, comme pour les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.
A La Réunion, internet est arrivé tardivement contrairement à la métropole, entre 2000 et 2002 (seule les administrations utilisaient) et c'était catastrophique à comparait à aujourd'hui ! Ce n'est que vers 2005 que la population a commencé à se connecter et les prix exorbitants ! Presque 50 Euros par mois pour un internet bas débit et téléphone fixe. Ironie du sort, quand une personne voulait utiliser le téléphone, il fallait couper internet ! Les jeunes de maintenant, je vous laisse imaginer la situation suivante : vous êtes en train de regarder une vidéo YouTube de 5 minutes, que vous avez préalablement mis sur pause plus de 10 minutes afin que celle-ci ne s'arrête pas toute les secondes et là catastrophe , un adulte souhaite téléphoner ! Résultat, plus internet, plus de vidéo, 10 minutes d'attente pour rien !
Et je vous raconte pas le temps pour se connecter et accompagner d'un bruit assourdissant ! Vous trouverez un lien ci-dessous pour une petite aperçus :
https://www.youtube.com/watch…
Les premiers téléphones mobiles “nouvelles générations”, qui pouvaient prendre des photos et vidéos en 144p, envoyer des sms avec un nombre limité de lettres, la classe n'est-ce pas ?...
Aujourd'hui, La Réunion a rattrapé son retard et nous avions rien à envier par rapport à la France métropolitaine. Plusieurs opérateurs internet sont présents et proposent un large choix de produits, fixe ou mobile.
Il est vrai que la technologie nous a grandement venus en aide, par exemple :
-plus besoin de se rendre à la ravine pour laver son linge et ses vêtements, la machine à laver est là
-plus besoin de chercher du bois pour cuire à manger et rester des heures devant la marmite pour ne pas rater la cuisson. Four, micro-onde, friteuse, cocotte-minute, il y a suffisamment de choix pour faire d'autre activité en attendant que le repas cuit.
-plus besoin d'allumer une bougie le soir pour s'éclairer, les ampoules ont fait leur apparition dans les foyers.
Et je pourrais continuer à donner des exemples, encore et encore, tellement que la liste est longue.