Pour dark' : Humhum... wiwi, certes-certes, j'en conviens, néanmoins, quelques remarques, qui prouvent que tu as tort et que j'ai raison :
Premièrement : Harry est un sorcier à lunettes, il a un ennemi trop méchant, voilà le pitch général. Tu sembles sous-entendre (sisi, ne le nie pas ) que la mort d'Harry (ce n'est qu'une hypothèse : moi je sais si il est mort ou pas, notre amoureux des roux, mais j'aurai le tact de ne pas te donner la réponse, puisque c'est une information qui conditionne en partie le plaisir du visionnage du film pour toi ), que la mort d'Harry est plus importante que le fait qu'il porte des lunettes. C'est un poil péremptoire comme affirmation, et c'est même carrément abusé, je le démontre : je n'ai jamais vu de sorcier à lunettes de ma vie, par contre j'ai eu le malheur de voir des gens morts, et d'en voir mourir. Donc on me prive de la surprise d'un truc exceptionnel et jamais vu (un sorcier à lunettes! Un vrai sorcier avec des pouvoirs magiques! A lunettes, vous dis-je! Si vous en croisez un dans la rue, prévenez-loi. ) pour me cacher quelque chose de fort banal, qui arrive tous les jours, à savoir la mort d'un homme (au cas où il finirait occis, rien n'est moins sûr, on est dans le film grand public, je le rappelle ), et pour voir des cadavres, je peux allez à la morgue la plus proche.
Deuxièmement, le choix de ne pas nous révéler la fin de l'histoire dans le pitch du film ne se justifie que par une vile stratégie marketing, qui part de la supposition que la plupart des gens aiment débourser entre 5 et 10 euros pour savoir ce qui peut bien se passer entre un gentil sorcier à lunettes et son pire ennemi trop méchant, même qu'il s'habille en noir, l'affreux. Je ne dis pas que c'est mépriser le public, ne pas y voir autre chose qu'une usine à pognon, mais pas loin. Un bon film tient pour autre chose que les rebondissements qu'on découvre en live.
Troisièmement et d'ailleurs, dévoiler à l'avance le rebondissement, c'est là le summum du bon suspense : le spectateur sait ce qu'il va se passer, il attend que celà arrive, et c'est lors de cette attente que l'anxiété est à son comble. Evidemment, ça ne marche que si c'est bien fait. Saint Hitchcock emmerdait les spoils.
by je ne dévoilerai pas mon quatrième argument, qui lui tient debout et tue sa race, je m'en voudrais de m'auto-spoiler.