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On n'est jamais totalement pessimiste, ou totalement optimiste : on a des hauts et des bas, des moments où on peut voir le drôle et le joli dans la moindre chose et des moments où non.
Mais quand on plonge dans ses souvenirs, ceux qui remontent sans réfléchir sont toujours les bons souvenirs. Les mauvais ne remontent qu'en se forçant à se souvenir, c'est bien, non ?
Pour être un peu plus heureux, je pense qu'il faut être un peu plus "modeste" : je m'explique. Il faut être heureux d'avoir simplement entraperçu depuis la vitre de la voiture (train, bus..) quand on va au travail (à l'anpe, à l'école...) la petite fleur rouge du pommier du japon qui fleurit encore en cette saison... Il n'y a pas de "degré" dans le bonheur, ni d'amplitude ou de durée : tout est bon, la moindre nano seconde d'un échange de regard complice avec un inconnu, le plaisir de croquer une pomme, regardez les ventes de sapins en ville...
Mais faire ce que dit Nice, à savoir s'empêcher d'espérer trop pour ne pas être déçu n'est pas à faire : ce n'est pas une vie de faire cela. La vie c'est remuant, ce n'est pas en rentrant dans une coquille, en vivant dans la crainte, que ses remous resteront extérieurs. Âutant jouer avec elle, accepter ses mouvements (bons ou mauvais) avec souplesses, car tout est une expérience à vivre et vécu... Nous sommes les aventuriers de toute une vie, c'est génial !
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