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86 ans Fleury-les aubrais, 45400
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D'après toi enomoto, ce sont les sangliers malades qui sont abattus par les chasseurs, tu as raison, je vois très bien le chasseur aller prendre la température de la bête, aller l'examiner et lui dire :"ne bouge pas, tu es malade, je vais t'abréger".
" il y a plus de pitié pour la jeune fille morte que pour le chasseur."
Oui, la pauvre ne pourra plus se promener alors que la chasseuse pourra encore tuer une autre promeneuse.
En France, les chasseurs ont lâché dans la nature, et ce des années durant, des animaux croisés en captivité (une pratique désormais interdite), provoquant une très forte augmentation de leur nombre. Selon Marc Giraud, porte-parole de l’Association pour la protection des animaux sauvages : « La première cause de prolifération des sangliers, ce sont les chasseurs. Ça pour trois raisons.
-- D'abord, au cours des siècles, ils ont fait disparaître leurs prédateurs.
-- Ensuite, ils les ont élevés pendant des années, à partir des années 1970.
-- Enfin, aujourd'hui encore [en 2020], ils les agrainent. Ils disposent des grains pour attirer les sangliers et les nourrir.
L'agrainage, ça fait exploser les populations de sangliers, il faudrait arrêter totalement l'agrainage en France ». Le naturaliste Pierre Rigaux souligne que « le nombre faramineux de sangliers abattus chaque année est la conséquence mal maîtrisée d’une volonté politique et historique de disposer d’une abondance d’animaux à tuer. Les chasseurs ont maintenant le beau rôle, celui de régulateurs de sangliers, justifiant plus largement dans l’inconscient collectif leur rôle de régulateur de la faune sauvage. » Nicolas Rivet, directeur général de la Fédération nationale des chasseurs, met en cause d'autres facteurs : « Il y a eu le développement de cultures et la généralisation de cultures qui sont particulièrement propices aux sangliers, où ils trouvent tout ce qu'il faut pour se nourrir. Enfin, le sanglier est une espèce qui s'est remarquablement adaptée au réchauffement climatique avec des hivers peu rigoureux, une nourriture abondante, une mortalité des jeunes très basse. Aujourd'hui, on se retrouve avec souvent trois portées en deux ans ».
Voilà, on crée le mal et ensuite on se dresse en redresseur de torts.
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