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Je pense qu’il est facile d’avoir certaines idéologies tant que l’on n’a pas été confronté à une expérience quelconque concernant celles-ci.
Pralinouchat, j’aimerai savoir si tu as directement été confrontée aux problèmes de l'euthanasie, c'est-à-dire connaître ou aimer une personne atteinte d’une maladie incurable, où l’euthanasie est envisagée ? Les soins palliatifs ont leurs limites. A moins que tu ne plonges la personne dans un coma artificiel.
Je l’ai vécu à deux reprises, je peux t’assurer que ces personnes avaient envie de vivre, elles se sont accrochées avec un courage extrême. Je les ai vues souffrir atrocement. Et je peux t’assurer que personne ne voulait les voir partir, c’était trop tôt.
Lorsque tu dis que ce sont les proches qui décident, tu es dans le faux. Dans la plupart des cas, c’est le malade qui demande que ses souffrances soient abrégées.
Je te cite : « pourquoi ne pas tuer les malades mentaux par exemple? Ils sont aussi un POIDS pour leur famille non? » Je crois que lorsque lors d’une échographie on décèle un problème sur le fœtus, le délai d’avortement est allongé (à confirmer). Les futurs parents qui ont connaissance d’une trisomie et décident de garder cet enfant porteront le poids de leur entourage et de la société, mais je peux t’assurer que leur enfant n’est aucunement un poids pour eux dans l’absolu, et si nous arrêtions de les regarder avec insistance dans la rue, Le poids du regard des autres.
Avoue que lorsque tu croises une personne trisomique, tu n’as pas la même attitude !
On ne tue pas les gens car ils ne servent plus à rien, cette pratique c’est le régime nazi qui l’a expérimentée avec : Pour mémoire : dès 1933, l’Allemagne nazie a pratiqué l’eugénisme et le programme Aktion T4. Résultat : 250 000 handicapés mentaux ou physiques furent assassinés, soit par gazage, soit par injection, soit par dénutrition. (Ça c’est hors sujet, mais j’aime rappeler ce que le genre humain est capable de faire !).
Tu es contre l’avortement. Des femmes se sont battues pour obtenir ce droit, avec la légalisation de l’avortement, ce n’est pas seulement le droit à l’avortement qu’elles défendaient, mais tout ce qui en découle et notamment ne plus être sous la « coupe de leur mari » (voire père). Renseigne-toi de la condition des femmes jusque dans les années 1970.
Et pour évoluer dans un milieu « d’hommes » je peux t’affirmer que tous les jours je dois faire mes preuves, j’imagine le courage dont elles ont dû faire preuve.
Et je ne pense pas que les femmes voient l’avortement comme un moyen de contraception, un préservatif qui claque (eh oui cloclo moi aussi, vive la pilule du lendemain) s’est vite arrivé, le contraceptif oral qui est défaillant suite à une gastro ou autre…
L’avortement laisse peut-être des séquelles psychologiques pour les femmes qui l'ont pratiqué, et donc selon ton raisonnement, la femme doit accoucher puis abandonner son enfant, quel sera le devenir de ce gamin ? Une adoption ? Avec des séquelles peut-être tout aussi psychologiques lorsque le gosse comprendra qu’il été adopté et cherchera à retrouver ses parents biologiques.
Tu parles d’adoption, sais-tu que c’est un parcours du combattant, j’ai plusieurs amis qui galèrent depuis de nombreuses années.
Sais-tu qu’en France, beaucoup d’enfants ne peuvent pas être adoptés ?
J’irai plus loin que dhar (mais il connaît mon combat et ne m’en voudra pas), des chiots ou chatons que l’on tue à la naissance, n’est-ce pas un meurtre, car ces « bestioles » ont aussi un cœur qui bat, ont une sensibilité et peuvent être, j’espère qualifiés d’êtres vivants.
Tu dis qu’un enfant a besoin de ses deux parents, donc en exagérant, tu es contre le divorce et tu préfères un couple qui se déchire ou une femme (ou homme, car malheureusement on oublie de signaler les violences subies par les hommes) battue. Lors d’un divorce il est illusoire de se dire que les deux parents continueront une éducation conjointe, ce cas relève du monde des bisousnours pour reprendre ton expression.
Pour terminer, moi qui suit quelque peu animiste les propos de dhar ne me choquent aucunement.
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